Le Seigle des Terres de Margeride

 

Du seigle, des hommes et un territoire

Le Seigle, une production ancestrale de la Margeride : du Moyen-Age au XIXème siècle.
La société rurale de Margeride et son système agro-pastoral sont les produits de siècles d’histoire de mise en valeur d’une région par les hommes.
Au XIIIème siècle, l’économie est fondée sur un équilibre précaire entre une polyculture centrée sur le seigle, l’élevage ovin et l’artisanat lainier.

Après le Moyen Âge, l’économie de la région est d’ores et déjà orientée majoritairement vers la production du seigle. La céréale, base essentielle de l’alimentation, est produite notamment pour les Seigneurs, et constituent une source importante de revenus pour les paysans.
Au XIXème siècle, malgré de nettes modernisations, l’économie de la Margeride reste exclue de l’économie nationale (coûts des transports dus à l’éloignement géographique). Pour les paysans, l’impossibilité d’utiliser des intrants industriels (engrais, produits phyto santaires…) les empêche « d’artificialiser » leur milieu naturel. Les productions végétales retenues sont déterminées par les valeurs des sols et les conditions climatiques. L’agriculture locale est alors une polyculture autarcique et surtout orientée vers une production de seigle qui représente 45% de la surface labourable.
La plupart des baux stipulent d’ailleurs qu’il est interdit de « rastouiller » c’est–à–dire de faire « sejo » sur « sejo » qui épuiserait le sol.
Les choix culturaux de l’époque mettent donc bien en évidence le lien fort existant entre le Seigle et le Terroir de la Margeride : un terroir typé qui donne au pain une multitude de saveurs particulières et authentiques.

Un terroir d’exception pour la culture du seigle 

Située à cheval sur les départements de la Lozère, de la Haute Loire et du Cantal, la Margeride est un plateau montagneux de plus de 35000 km².
Elle bénéficie d’un climat montagnard propice à la culture traditionnelle du seigle: hivers longs et rudes, étés chauds et secs. Le froid intense diminue la prolifération d’insectes et parasites. La sécheresse estivale limite les risques de germination à la récolte rencontrés en zones humides.
Des sols pauvres et acides, granitiques ou schisteux qui conviennent parfaitement à la culture du seigle.

C’est en plein coeur de la Margeride que nous sélectionnons les parcelles de production. Elles sont toutes situées entre 700 m et 1250 m, les cultures de fond de vallée sont exclues (pour éviter tout risque de brouillard) et la surface minimale est de 2 ha (limitation des adventices et facilité de collecte).

Des variétés rustiques

Nous excluons les variétés hybrides. Nous sélectionnons les variétés les mieux adaptées non seulement au terroir et mode de culture mais aussi présentant de bonnes aptitudes à la panification.

Un mode de culture en harmonie avec l’environnement rustique et sauvage de La Margeride

Nous avons souhaité que les agriculteurs de la filière perpétuent un savoir-faire traditionnel en suivant un mode de culture ancestral.
Nous leur demandons de cultiver les céréales dans le respect de l’environnement en l’absence de tout traitement phytosanitaire. L’utilisation de régulateurs de croissance est interdite. La fertilisation est encadrée (pas de boue de station d’épuration, les apports en engrais de synthèse sont limités).
Les agriculteurs s’engagent ainsi à préserver l’aspect sauvage de la Margeride et toutes les valeurs qui y sont liées.

L’agriculture fait partie de la mémoire du territoire et par le biais du Seigle des Terres de Margeride la filière contribue à la sauvegarde de ce patrimoine.

Une récolte sélectionnée

L’organisme collecteur visite quotidiennement les parcelles et assure le suivi de la maturité du seigle. La collecte est ainsi effectuée à la période optimale.
Après la récolte, nous effectuons un allotement par parcelle et nous analysons chaque lot. Nous mesurons le temps de chute de Hagberg, le poids spécifique et l’humidité. Ces mesures assurent ainsi une qualité irréprochable du seigle réceptionné et stocké. Nous trions ensuite les lots en fonction de seuils de qualité.

Une farine nutritionnellement remarquable et du bon pain

Grâce à des pratiques culturales traditionnelles et notamment du fait de l’absence de produits phytosanitaires, nous nous engageons à fournir une farine saine.
D’autre part, le seigle est une céréale très riche en fibres et notamment en fibres solubles. La teneur est par exemple, deux à trois fois plus importante que dans de blé.
Consommer du pain de Seigle des Terres de Margeride, c’est pouvoir bénéficier des effets physiologiques attribués aux fibres solubles.

Plus qu’un engagement sur le goût, nous nous engageons sur un pain sain et nutritionnellement bon.